RAKU

NICOLAS RAGUIN

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Nicolas Raguin

 
 
 
 
 
 

www.nicolasraguin.com

Le Raku est apparu au XVI siècle au Japon. Chôjirô, son fondateur, su traduire dans ses formes l'esthétique de l'art du thé. Cette tradition est perpétuée à Kyoto par la famille Raku qui se transmet, génération après génération (encore de nos jours avec Kichizaemon XV, né en 1949) non seulement le savoir-faire mais aussi l'esprit de l'art du thé (notions du néant, du vide et plus tard, de l'imparfait, de l'inachevé) qui fait la grande singularité de ces bols.

La technique Raku présente les caractérstiques suivantes :
-Les bols sont façonnés à la main et non au tour comme le fait la poterie occidentale.
-Leurs glaçures (émail) sont douces et cuites à basse ou moyenne température.
-Elles sont monochrome. (rouges ou noires).
-Chaque bol est cuit individuellement dans un four à cuisson rapide d'ou il est sortit, encore incandescent, et refroidit dès que la glaçure a fondu, et ce plusieurs fois si nécessaire.
-La cuisson s'effectue en atmosphère réductrice ou oxydante.

Aujourd'hui, le nom Raku est devenu un terme générique qui s'applique à une grande variété de céramiques : son rayonnement dans le monde a permis un champ de réalisation plus vaste et de nouvelles techniques apparaissent en amerique et en europe. Elles conservent le mode de cuisson et de refroidissement rapide du Raku 'traditionnel' mais consistent également à enfouir les pièces incandescentes (1000°C) dans un combustible (feuilles mortes, copeaux, journaux huile…) ce qui permet l'apparition de craquelures (en oxydation), de lustres métalliques (en atmosphère réductrice) ou autres effets de nuances et matières inattendus.
Il faut, tout en se gardant d'insister sur la pertinence du terme Raku, intégrer ces créations dans un champ artistique élargi, qui peut se définir comme " la nouvelle céramique à basse température influencée par le Raku ".

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