CERAMIQUE RAKU

NICOLAS RAGUIN

emaux cloisonnes


Nicolas Raguin

 
 
 
 
 
 

www.nicolasraguin.com

artisan d'art

Les premières traces des techniques de l'émail champlevé ou cloisonné sont très difficiles à déterminer. Il semble néanmoins que ce soit un pendentif en forme de vautour réalisé en Egypte au XIVème siècle avant J.C. La technique s'exporte jusqu'en Grèce mais les essais sont sporadiques et sans lendemain. Il faut attendre l'antiquité celtique et ses artisans installés de la Moravie (à l'Est de la Bohème) à la Gaule pour observer un grand développement de l'émail cloisonné.
L'empire Byzantin lui donne ensuite ses lettres de noblesse avec une émaillerie sur or cloisonné d'un raffinement qui ne sera plus guère atteint dans cette technique.
A partir du XIIème siècle, Limoges s'intéresse à l'émail cloisonné et champlevé, et une longue tradition de l'émail s'y installera.
Au début du XXème siècle, l'émail est à la mode dans les arts décoratifs profanes et de nouveaux émailleurs vont chercher à enrichir les possibilités offertes pas ce matériaux. S'en suivra une nouvelle dynamique de l'émail sur cuivre s'inscrivant dans un cadre contemporain.

-La technique du champlevé : Sur un support métallique assez épais, le plus souvent le cuivre, mais aussi le bronze ou le laiton, l'or et l'argent, un motif est dessiné à la pointe et des cavités sont creusées au burin ou à l'acide pour y déposer l'émail, créant ainsi des parois qui retiennent la matière vitreuse pendant les cuissons (700°C à 850°C).

-La technique du cloisonné : Au lieu de creuser dans la plaque, on crée pour retenir l'émail de petites cloisons formées de fil d'or ou d'argent suivant le tracé du dessin créant ainsi des alvéoles.

-Il existe aussi la technique des ajours qui permet à la lumière de passer au travers de l'émail à la manière d'un vitrail miniaturisé.

Le résultat de ces techniques à longtemps servi l'ornementation et la bijouterie et permet aussi aujourd'hui la facture de tableaux et sculptures originales.